Carnet de Voyage : Lyon, ville inspirante


Afin de clôturer comme il se doit la série d’articles réalisée sur la ville de Lyon, je vous propose aujourd’hui un nouveau regard sous la forme d’un carnet de voyage. Lyon a toujours attisé ma curiosité, mais qu’en est-il réellement du dynamisme de la ville ? Est-ce vraiment une destination intéressante pour un créatif ? Quel est son potentiel artistique et inspirant ? On ne peut plus vraiment compter sur les médias traditionnels qui nous dressent toujours des portraits caricaturaux des grandes villes de France. Aujourd’hui, on a peu de chance de comprendre d’autres environnements que le sien, si ce n’est en s’y rendant soi-même.

Lyon étant une ville de grande envergure, il m’était possible d’écrire de nombreux billets sur le sujet. Cependant, comme vous avez pu le voir jusqu’à maintenant, je me suis limité à des lieux emblématiques comme le Musée des Beaux Arts et le Musée des Confluences. J’ai aussi présenté deux expositions réalisées dans le cadre du festival de BD, pour vous montrer le type d’événements que vous pouvez découvrir au sein de la ville. Ce que vous allez voir maintenant est une sélection d’un périple de 6 jours. Celui-ci m’a permis de voir 7 musées et de parcourir plus de 10 quartiers. Inutile de vous dire que le choix a été difficile mais ne pouvant tout vous montrer, je vais me concentrer sur l’essentiel.

 

Le vieux Lyon : une architecture riche et abondante en détails

 

Lyon est une ville qui accroche le regard dans tous les sens du terme. On voit parfaitement le pouvoir économique de la ville par le biais d’une architecture richement et finement ornée. Les multiples statues religieuses ne laissent aucun doute quant à la place de la religion dans la cité. Cela révèle aussi une économie forte qui a permis de bâtir des bâtiments aussi prestigieux les uns que les autres. Le quartier historique draine naturellement une forte population touristique. Possédant l’un des plus anciens quartiers de type médiéval et Renaissance d’Europe, le vieux Lyon est un aimant qui vous attire et vous retient assez longtemps pour en comprendre l’architecture. Les nombreuses bâtisses qui structurent cette zone ont toutes pour point commun de vous faire lever les yeux. Avec plus de 500 bâtiments sur 30 hectares, les amoureux de l’architecture française de cette période seront aux anges.

 
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Il y a une atmosphère particulière que l’on ressent facilement en se promenant d’une rue à l’autre. Les portes fermées qui ne le sont jamais très longtemps cachent à peine des cours intérieures aux caractéristiques uniques. Les restaurants en nombre constituent autant d’opportunités de voir des aménagements qui font la part belle aux volumes d’un autre temps. On imagine sans peine comment ce quartier va évoluer, tant son charme n’invite qu’à s’y installer.

 

Les traboules

 
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Les portes cachent des trésors. Héritage d’une époque où les circulations se faisaient en traversant les bâtiments, les traboules font partie intégrante du patrimoine de la ville. Les plus connus (et accessibles) vous permettront de découvrir une architecture visuellement intéressante. Sous vos yeux, la galerie Philibert de l’Orme de L’hôtel Bullioud. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce lieu, cliquez-ici. Les faibles distances de recul vous obligeront à vous équiper d’un objectif adapté, comme un grand angle ou un fish-eye. Les résidents que vous croiserez sauront faire preuve de courtoisie, pour peu que vous respectiez les lieux. Imaginez-vous vivre dans un logement avec une cour visitée par des milliers de personnes par semaine. Personnellement, je ne suis pas certain que je garderais le sourire. Une pensée chaleureuse donc pour ces résidents bien tolérants.

 

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Les traboules débouchent souvent sur de belles surprises. Cette cour intérieure que j’ai bien du mal à vous montrer dans son ensemble montre un décor qui ne semble pas avoir subi les ravages du temps. Avec cette qualité de pierre, on a juste envie de s’asseoir et de commencer à dessiner les lieux.

 

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Tous ces passages couverts ne se ressemblent pas et ne débouchent pas non plus sur les mêmes éléments. Pour découvrir ce superbe escalier, il vous faudra avoir de la chance car son accès est plus souvent fermé qu’ouvert. Et vu son emplacement, il ne faut pas hésiter à s’infiltrer dans les bâtiments pour le trouver 😉

 

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La structure des ouvertures varie elle aussi d’un endroit à l’autre. Croyez-moi sur parole quand je vous dis que vous pouvez passer une bonne heure à les trouver et à les visiter.

Lyon-carnet-de-voyage-2017-P7149417On ne peut qu’être surpris par la variété de configuration de ces traboules.

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Pour quitter le quartier du vieux Lyon et accéder aux hauteurs, deux options s’offrent à vous. La première passe indéniablement par des escaliers, la seconde consiste à emprunter le funiculaire. Il vous permettra d’accéder à la basilique de Fourvière et aux vestiges romains de la ville de Lyon.

 
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Une fois arrivé, c’est un point de vue unique sur la ville qui s’offre à vous.

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Si les buildings émergent de la ville, un autre bâtiment lui aussi se fait remarquer plus que les autres. Avec son toit arrondi et sa couleur noire, l’opéra restructuré par Jean Nouvel tranche avec tout le reste. Que l’on apprécie ou pas le monument, il reste un point de repère visuel efficace dans cet ensemble de toits homogène.

 
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En vous éloignant de la partie la plus touristique du site qui accueille la basilique Notre-Dame de Fourvière, vous accèderez à un ancien tracé de tramway. Celui-ci sert dorénavant de chemin de promenade pour les amoureux de verdure. Face à l’entrée, « la petite tour Eiffel » est une tour métallique qui accueillait autrefois un restaurant. Elle ne sert plus qu’aux télécommunications aujourd’hui.

 

Lyon-carnet-de-voyage-2017-P7150913Ci-dessous, un point de vue sur la basilique depuis la passerelle des Quatre-Vents.

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De jour comme de nuit, une ville qui n’usurpe pas le terme de « ville des lumières ».

 

Lyon est comme beaucoup de grandes villes un lieu qui se découvre de jour et de nuit. La fête des lumières est connue de manière internationale et nombreux sont ceux qui font le déplacement pour observer la ville en lumière. En attendant d’avoir la chance de la voir sous cet angle, il ne m’était pas rare de revenir sur des lieux emblématiques de nuit. Ce qui est certain c’est que la mise en valeur du patrimoine n’est pas pris à la légère par la ville.

 
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Un patrimoine inspirant

 
En arpentant le parcours des voraces dans le quartier de la croix rousse, une curiosité pourrait vous inspirer bien des histoires. La cour des voraces est l’un des nombreux points d’intérêt à ne pas manquer. Il y en a beaucoup d’autres et comme toutes les villes de cette taille, il vous sera demandé de vous écarter du parcours connu pour en faire la découverte.
 
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Je n’ai pas compté le nombre de bâtiments qui, chacun à leur manière, possédaient des détails qui méritaient de s’arrêter quelques minutes pour les apprécier. N’oublions pas que le charme d’une ville se ressent aussi par la multitude de détails qui forment justement un patrimoine artistique.

 
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Un dynamisme culturel visible

 

Certaines villes s’endorment sur un patrimoine et ne cherchent pas à développer intelligemment des activités autour de celui-ci. A Lyon, il est impossible de s’ennuyer ! Au vu des nombreuses manifestations qui étaient proposées, j’étais dans l’incapacité d’être partout à la fois. Le moment du choix est toujours douloureux d’autant plus qu’on ne sait jamais vraiment quand on sera amené à revenir. C’est pourquoi l’office du tourisme est un point de départ pas si cliché que ça. Alors n’oubliez pas de vous y rendre pour éviter de passer à coté d’une City Card par exemple ou d’un événement important. Les personnes en poste étant aussi agréables que professionnelles, elles n’hésiteront pas à vous donner leurs propres adresses, si vous avez des demandes spécifiques. C’est comme ça que j’ai pu obtenir des adresses de galeries d’art et autres réjouissances que j’aurais mis plus de temps à trouver seul. Ce foisonnement culturel s’étend des musées jusqu’aux murs de la ville. L’exemple le plus criant est le nombre de fresques en ville.

 

Les Murs Peints

 

Les murs peints sont très nombreux au travers de la ville. Ils ont la particularité de se situer majoritairement au sein de la cité idéale. Cette cité, qui fut la première à poser les jalons de ce que devait être un ensemble d’habitations, rassemble donc 25 murs peints. Le parcours pour les découvrir n’est pas long mais vous permettra de voir une expérimentation réussie. Dans ce musée à ciel ouvert (Musée Urbain Tony Garnier) on découvre d’immenses œuvres qui sont toutes très bien entretenues et conservées. Aucun tag ne vient à entacher un travail titanesque qui à de quoi rendre fiers les lyonnais.

 

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Je ne vais pas vous publier ici les 25 murs peints (je le ferai sur mon compte Instagram @lesoufflecreatif), d’autant plus qu’ils ne sont pas limités à la zone de la cité idéale. En suivant le trajet du tramway qui vous mène à la cité, d’autres murs sont accessibles comme le mur de la « Cité de Shangai ». Ci-dessous, cet ensemble de murs peints est présent sur la place du jet d’eau à quelques minutes du musée urbain. Les premiers murs sont sur le thème de la mythique cité de Babel. Au centre de l’image, vous pouvez apercevoir un mur beaucoup plus contemporain. Pour le voir dans son intégralité et comprendre à quoi il fait référence, il faut vous rendre sur mon article concernant le Musée des Confluences, accessible en cliquant ici.

 

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D’autres murs sont facilement visibles sans s’éloigner du centre ville. Le « Mur des Lyonnais » réalisé par Cité création (comme la majorité des créations de la ville) présente 24 personnages historiques rattachés à l’histoire de Lyon et 6 autres plus proches de nous, comme L’Abbé Pierre ou encore Bernard Pivot.

 

Lyon-carnet-de-voyage-2017-P7171395Les frères Lumière posent fièrement avec leur invention.

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Dans une rue à proximité du mur des Illustres, une fresque en hommage au peintre Tony Tollet est d’une impressionnante qualité graphique. Pour en découvrir plus sur sa création, vous pouvez cliquer ici.

 

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 Des sculptures omniprésentes

 

Le centre ville concentre un bon nombre de sculptures de toutes natures, bien que majoritairement religieuses. Historiques ou contemporaines, elles illustrent aussi un patrimoine artistique varié et exceptionnel. Ce qui est certain c’est que vous n’aurez pas à les chercher longtemps puisqu’elles sont toutes disposées à des endroits très fréquentés de la ville. Mon seul regret est de ne pas avoir eu l’occasion de voir la fontaine Bartholdi. Celle-ci disposée face à l’Hôtel de ville et du musée des Beaux-Arts est devenue un immense et impressionnant chantier.

 
Lyon-carnet-de-voyage-2017-P7149774« The weight of One Self » doit être l’une des sculptures les plus photographiée de la ville. Pour en savoir plus sur elle, vous pouvez cliquer ici.

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De nombreuses sculptures ornent des fontaines plus classiques, de la plus imposante à la plus petite. Autant d’occasions de découvrir le travail de sculpteurs inconnus et d’apprécier d’incroyables pièces. Lyon cache au sein de ses cours et dans quelques recoins d’autres sculptures de taille moyenne. Vous pouvez aller à la chasse aux sculptures et prendre conscience par la même occasion de leur présence en grand nombre dans la ville. Faut-il encore préciser que toutes ces places sont éclairées ? Cela ne peut que vous inciter à effectuer un nouveau passage à la nuit tombée.

 
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Les Musées

 

Les musées des Tissus et des Arts décoratifs possèdent une collection unique et inestimable. Malheureusement, les consignes sont assez strictes et il est interdit de prendre la moindre photo à l’intérieur. Ce qui, croyez-moi, est bien dommage tant certaines pièces mériteraient d’être présentées ici. Il vous est possible de trouver des images officielles en les cherchant sur internet. Cependant, si vous êtes sur Lyon, profitez-en pour vous y rendre car l’avenir de ces deux musées est toujours incertain. Fermeture ou déplacement, aucune décision ne vient à conforter un personnel en suspend quant aux possibilités futures de l’établissement.

 

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Le Musée Miniature & Cinéma

 

Ce musée fut une véritable surprise tant je m’attendais à y trouver quelques salles sans grandes collections. Finalement, c’est une succession de joyaux qui se sont dévoilés les uns à la suite des autres. Avec par exemple la reconstitution de plusieurs décors originaux du film « le parfum ». Une impressionnante mise en scène qui vous plonge dans l’univers du film. La qualité de réalisation est donc équivalente à la scénographie de n’importe quel grand parc d’attraction.

 
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De nombreuses pièces provenant de différents films sont présentées, comme ici avec les visages robotiques de l’homme bicentenaire. Le skateboard de Retour vers le futur, des visages de Babylon 5, des maquettes de toutes dimensions et surtout un Alien géant motorisé, directement issu du film…
 

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Si vous avez de la chance, vous pourrez apercevoir l’un des employés du musée en pleine séance de restauration. Une fenêtre cachée vous donne un aperçu de l’atelier et des objets à restaurer. On reconnait facilement des pièces de Hellboy, Men In Black, Jurassic Parc ou encore Alien et Star Wars. On peut imaginer alors l’importance et le volume de travail que cela représente.

 

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Le musée dispose aussi d’un très grand nombre de scènes miniatures et de beaucoup d’autres objets. Comme je vous l’ai indiqué en début d’article, il y a de quoi écrire sur Lyon. Pourtant, je n’écrirai pas d’article sur ce musée. Je ne peux que vous conseiller d’y aller si vous le pouvez.

 

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Le Musée des Beaux-Arts

 

2h30 c’est le temps conseillé pour la visite du musée des Beaux-Arts. Alors avant de commencer, j’avais rassuré ma femme en lui indiquant que je ne resterais pas plus de 2h… Au bout d’une heure, je n’avais fait qu’une salle réservée aux sculptures. Et c’est au bout de 4h que nous sommes sortis de cet espace magique ! Je n’ai pas eu d’autre choix que d’accorder un article complet à ce musée qui m’a laissé une merveilleuse impression. Pour consulter cet article, vous pouvez cliquer ici.

 

Lyon-carnet-de-voyage-2017-P7150232Cet autoportrait est une œuvre qui a marqué l’histoire. Louis Janmot possède une salle entière qui lui est dédiée. Elle représente le travail d’une vie, composée de tableaux eux-mêmes mis en relation avec des poèmes que le peintre a écrit.

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Un quartier en mutation

 

Tout au fil de l’eau, dans le quartier de la Confluence se dresse un ensemble de bâtiments. Certains sont issus de reconversion, d’autres sont des pures créations. Parmi les bâtiments réhabilités, il y a celui qui abrite la biennale d’art contemporain. Pour aller plus loin et comprendre l’importance de ce secteur en transformation, vous pouvez suivre ce lien en cliquant ici.

 

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Le Musée des Confluences

 

Le musée des Confluences méritait un article à lui seul. Vous pouvez le consulter en cliquant ici. Vous découvrirez une architecture d’exception et quelques images de l’exposition « Venenum, un monde empoisonné ». Ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir un musée de ce type, intégré dans un projet de cette taille.

 
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Des expositions de qualité

 

Ce que j’apprécie par dessus tout c’est quand une ville se donne les moyens de réussir ses événements. Avec le festival BD, les lyonnais ont eu la chance de découvrir de nombreuses manifestations dans divers endroits de la ville. J’ai pu ainsi découvrir deux expositions encore ouvertes durant ma période de visite. L’exposition Vlan 77 ans de BD dont vous pouvez lire l’article qui lui est dédié en cliquant ici. Ainsi que l’exposition au musée de l’imprimerie Bande dessinée : l’Art Invisible que vous pouvez découvrir en cliquant ici.

 

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Un poumon vert, ouvert à tous

 

Le parc de la Tête d’Or est un lieu apprécié des lyonnais et on comprend rapidement pourquoi. Outre l’opportunité d’y voir des animaux sauvages, vous aurez surtout la possibilité de prendre l’air dans un cadre spacieux et verdoyant. Le parc est assez conséquent pour y trouver un espace de bien-être et de relaxation. C’est le lieu idéal à faire en fin de voyage, juste pour prendre le temps d’assimiler tout ce que la ville vous a proposé auparavant.
 
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Je ne suis pas adepte des animaux en captivité, mais cette panthère de l’amour était fascinante à voir dans ses mouvements et son agilité. Je ne sais toujours pas comment j’ai réussi à la saisir. Dès notre arrivée, sa cousine Lionne, dans un autre espace, s’était réfugiée à l’abri des regards. Ce que la panthère a fini par faire, peut-être trop lasse, elle aussi, de voir le défilé des badauds attendant son passage. Juste pour la petite histoire, le Zoo de Lyon est l’un des rares à avoir vu une naissance il y a 4 ans. Quand on sait qu’il y a à peu près une trentaine d’animaux de cette espèce dans la nature, les anti-zoos y verront peut-être là une maigre consolation, en saluant le rôle de préservation d’une espèce animale.

 
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Conclusion

 

Je vous ai naturellement fait grâce de tout ce qui n’entrait pas directement dans le champs de la création. Et je ne me suis pas étendu sur d’autres lieux intéressants de la ville. Les galeries d’art sont peu nombreuses mais restent dans l’ensemble intéressantes. Un second voyage s’impose, mais en attendant je ne peux que vous conseiller d’aller à la rencontre de Lyon. Avoir la chance de pouvoir prendre une carte, choisir un itinéraire et s’y perdre. Je sais qu’il y a d’autres points intéressants autour de la ville et que de nombreux ateliers d’artistes mériteraient une halte. Cependant, mes activités professionnelles ne me permettent pas de disposer d’assez de temps pour voir une ville de fond en comble.

Si j’habitais à Lyon, je dessinerais régulièrement au musée des Beaux-Arts, j’écrirais mes articles au parc de la Tête d’Or et je passerais d’une expo à l’autre comme je le fais au quotidien. Découvrir une ville équivalente à celle dans laquelle on a l’habitude de travailler est assez étonnant. Je n’ai pas senti de dépaysement en passant d’un arrondissement à l’autre, ce qui en soi n’est pas négatif. J’ai fortement ressenti cette vivacité économique qui permet à des entreprises de se développer et par conséquent à des créatifs de proposer de nouvelles pistes de réflexion. Les nombreux espaces de co-working, les ateliers d’artistes, les agences de création que j’ai aperçus à de nombreuses reprises sont des signes pour moi de dynamisme culturel. Au même titre que les nombreuses expositions et autres réjouissances artistiques que j’ai aperçues. D’une journée à l’autre, les distances sont parfaitement assimilables à pieds, sans avoir cette impression de faire « les chemins de Compostelle ». En réalisant le nombre de kilomètres parcourus sur ce séjour, je me suis aperçu que la distance était équivalente à un Paris-Beauvais…

Toutes ces appréciations ne m’ont donné qu’un bref aperçu d’une ville qui doit cacher encore bon nombre de points d’intérêts, et que je ne manquerai pas de découvrir un jour ou l’autre. D’ici là, faites-vous votre propre opinion et n’hésitez pas à m’informer des futurs événements artistiques. A 2h de Paris, la distance n’est définitivement pas un obstacle.

 

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