Lyon Carnet de Voyage : le Musée des Confluences


 

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Le musée des Confluences est l’un des musées à ne pas manquer sur Lyon. Véritable œuvre d’art dans la lignée d’un Guggenheim ou d’un bâtiment de Frank Gehry, cet édifice que l’on doit au cabinet d’architecture CoopHimmelb(l)au se compose de trois éléments : le socle, le crystal et le nuage. Comme son nom l’indique, le socle est la base du musée. Le crystal et le nuage sont les parties les plus impressionnantes du projet. L’association du verre et de l’acier donne au musée un cachet architectural qui laisse présager ce qui se trouve à l’intérieur.

Obéissant donc aux nouvelles normes esthétiques des musées écrins, ce nouvel espace accueille une collection variée d’œuvres d’art qui s’articulent dans une muséographie inédite et originale. Pour revenir sur l’aspect esthétique du musée, celui-ci n’a pas un seul profil semblable à l’autre. Vous pourriez passer votre temps à en faire le tour afin d’en analyser sa complexité. Cependant, dans l’image ci-dessous, le hasard m’a permis de saisir ma photo au moment où un ensemble de nuages répondait à la forme globale de la partie supérieure de l’édifice. Quand on sait que la source d’inspiration pour sa ligne est un nuage, on commence à comprendre comment la silhouette a pris naissance.

 

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Nuage pour les uns, vaisseau spatial pour les autres, chacun y lira une forme différente. Les plans géométriques qui habillent le musée jouent avec les reflets de l’eau et des lumières qui participent à l’allègement de la masse du bâtiment.

 

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Un système de circulation vient connecter un parc et les diverses salles présentes dans la base de l’édifice. L’architecture fait la part belle à l’intégration plus qu’à l’isolation. On peut ainsi se promener autour et sous le bâtiment sans se retrouver confronté à une barrière.

 
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Il y a une atmosphère singulière sous le musée avec cet espace constitué d’un immense plan d’eau. Les rythmes que cela procure au niveau des reflets sur le plafond donnent un décor parfait pour des séances photos improvisées. La forme de la goutte qui s’échappe du plafond rappelle que le style architectural n’est pas constitué essentiellement de lignes droites.

 
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La pointe de l’île se termine par une immense installation permettant à tout un chacun de s’accorder son moment de selfies, avec le slogan de la ville : #OnlyLyon.

 

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Sur le toit, les jeux de surfaces triangulaires se perpétuent et vous offrent la vision d’un tremplin orienté vers les nuages. Il vous permet aussi bien d’accéder à un espace de restauration qu’à un point de vue sur ce quartier en devenir.

 

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L’entrée monumentale est dans les codes des grands espaces muséaux du genre. On retrouve une lumière omniprésente et une architecture complexe qui vient à se simplifier dans une forme d’entonnoir.

 

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De n’importe quel niveau, on baigne dans la lumière et le jeu des lignes nous offre un spectacle de circulation avec les multiples passerelles et accès aux étages.

 

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Pour en finir avec l’architecture du musée, celle-ci est devenue si emblématique qu’elle s’est littéralement inscrite dans les murs de la ville. Dans un tout autre quartier « Place du jet d’eau », vous aurez la possibilité de voir un mur magnifiquement peint, mettant en scène la partie basse du musée. La mise en couleur, précise et colorée, met l’accent sur les possibilités de reflets offertes par les multiples facettes qui composent les parois externes du musée.

 
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La Collection et les Expositions

 

La collection du musée s’organise dans les étages dans d’immenses salles pensées pour découvrir les expositions de manière ludique. Ce musée est à mes yeux le meilleur dans sa catégorie, tant il met à l’honneur les différents arts. Il est impossible de s’ennuyer dans ces espaces où la circulation est réfléchie pour permettre aux plus jeunes comme aux plus vieux de comprendre la place d’une collection et des œuvres qui la composent.

 

Des expositions thématiques comme « Venenum » ou encore celle sur les frères Lumière démontrent un savoir faire dans la muséographie et l’articulation des œuvres d’art. J’aurais très bien pu écrire deux articles complets pour ces deux expositions, tellement elles sont à la fois instructives et enrichissantes. Mais je ne voulais pas vous noyer sous un flot d’articles. L’intérêt ici étant surtout de vous exposer un point de vue sur une ville et ses infrastructures culturelles.

 

Exposition Venenum

 

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L’exposition « Venenum » confronte différents types d’œuvres et nous offre un panorama assez large pour traiter de la thématique du poison au travers de l’histoire, des cultures, des croyances et des sciences. Que ce soit à l’aide de sculptures, de tableaux ou encore des animaux et des armes qui utilisaient du venin… toute cette exposition brasse le sujet au sens large et nous apporte son lot de découvertes et de surprises.

 
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L’exposition « Venenum un monde empoisonné » est visible jusqu’en avril 2018. Pour en savoir plus sur l’exposition, cliquez-ici

 

Exposition Lumière ! le Cinéma réinventé

 

Peu de gens savent vraiment qui sont Les frères Lumière. Si on a aucun mal à leur reconnaître l’invention du cinématographe, on aura plus de mal à citer leurs origines lyonnaises. A moins d’être bien informé sur le sujet ou d’être lyonnais, il y a peu de chance pour qu’un individu lambda puisse vous éclairer sur ce qu’ils ont apporté à la ville. Et pourtant, les quelques chiffres qui suivent vont vous donner une indication claire et précise sur les conséquences de leur invention dans la ville. Une usine de 4 hectares au sein de laquelle 800 employés ont produit des plaques de verre et tous les produits nécessaires à l’exploitation et la projection cinématographique. Les inventeurs ne cesseront de produire des films, et c’est tout naturellement dans Lyon que s’effectueront les premières prises de vues. L’image ci-dessous est tirée des premiers films sur la ville.

 

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Instinctivement, avant même de voir l’exposition, je m’étais promené dans le vieux Lyon. Au fur et à mesure de mon parcours, j’ai photographié de nombreuses curiosités architecturales. En découvrant cette image lors de l’exposition, je me suis retrouvé face à ma photo avec des décennies en moins. C’est toujours intéressant de s’apercevoir que certains quartiers ne changent pas. Quand on sait que le vieux Lyon est l’un des quartiers les plus anciens d’Europe, ce genre d’image ne fait que confirmer ce statut.

 

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Un immense mur permettait de voir en simultané tous les films produits par les frères Lumière. Une manière assez contemporaine de présenter un patrimoine cinématographique qui met physiquement en place la somme d’un travail colossal.

 

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Les différentes inventions et objets produits viennent clore un sujet assez passionnant pour comprendre l’importance d’une exposition comme celle-ci.

 

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Différentes salles d’exposition pour découvrir, décloisonner et dialoguer

 

Les salles d’expositions permanentes et temporaires s’articulent toutes de manière à rentrer en corrélation avec le même objectif. Amener de multiples questionnements sur les origines de l’homme, son rapport à la culture, aux sciences et même à la nature. En regroupant des pièces assez classiques mais en limitant leur nombre, la scénographie ne nous asphyxie pas sous un nombre incalculable d’informations. Dans un musée classique, les jambes flanchent et le cerveau peut rapidement saturer. Ici, la curiosité est nourrie par des salles bien proportionnées qui montrent assez, sans jamais tomber dans la surcharge.

 

Carnets de collections

 
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L’exposition qui est visible jusqu’au 9 septembre 2018 présente une variété d’objets qui représente une infime partie de ce que l’on peut trouver dans les réserves du musée. De la coque de tortue peinte aux monuments funéraires africains, une collection est aussi un instantané de l’histoire des collections françaises. Nul besoin de revenir en détails sur les épisodes coloniaux et les événements historiques qui ont permis de constituer cet ensemble. Restons focalisé sur l’incroyable ressource documentaire de ce que tout cela représente. Et surtout comment on peut retranscrire l’évolution des mœurs et la perception d’autres cultures par le biais d’objets. Cette exposition a le mérite de dévoiler un peu plus les trésors dont regorgent les musées français. Ils permettent aujourd’hui de dresser une cartographie un peu plus précise des pratiques des hommes au fil du temps.

 

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Lyon-carnet-de-voyage-2017-P7138738Momie d’Ibis Blanc

Lyon-musee-confluence-2017-P7138736Poteau funéraire Aloalo

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Le parcours permanent

 

Le parcours permanent présente aussi bien des fossiles que des objets techniques de notre époque. Il s’appuie sur quatre salles spacieuses et structurées pour faciliter la compréhension de ce qui est exposé. En limitant la présentation à des pièces d’exception, il y a de fortes chances pour que le spectateur reste plus longtemps sur ce qu’on lui montre. Dans la pratique, je peux vous confirmer que l’on accordera plus d’attention à un immense mammouth reconstitué qu’à toute une galerie d’ossements sur plusieurs mètres.

 
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De nombreuses œuvres d’art inuits sont visibles dans ce musée. Ce qui n’était pas pour me déplaire, étant très intéressé par le sujet. On en découvre en différentes matières mais surtout avec des symboliques extrêmement fortes.
 

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Des œuvres d’art contemporaines peuvent côtoyer des objets anciens ou des animaux empaillés. C’est justement tout ce qui fait l’intérêt du musée qui joue sur le mélange des genres, plus que sur une présentation trop académique.

 

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Conclusion

 

Avec le musée des Confluences, Lyon se dote d’un formidable outil pédagogique et esthétique. Tant sur le plan architectural que sur le plan du contenu, on ne se lasse pas des lieux. Les expositions temporaires sont assez longues pour être vues par le plus grand nombre. Et les expositions permanentes ont cette capacité à résumer en peu de pièces des siècles d’évolution.

J’ai rarement vu une telle variété d’objets et de sujets abordés au sein d’un même endroit. Et surtout, autant d’œuvres intéressantes organisées pour être mises en relation. En passant d’une salle à une autre, toute la logique du musée tient la route et jamais vous ne venez à remettre en cause la présence d’un élément ou d’un autre. Il est clair que ce genre d’équipement représente ce vers quoi devraient tendre dans l’avenir les musées d’une manière générale. Une solide collection qui gravite autour d’expositions thématiques qui résonneront entre elles, pour amener les spectateurs à toujours chercher à en voir plus. Si vous connaissez des personnes allergiques aux musées, celui-ci pourrait les réconcilier avec ces espaces de savoirs. Fonctionnant plus comme un concentrateur de connaissances, il impose en douceur une vision des hommes et des arts qui enchantera les plus réfractaires.

Pour conclure, je vous laisse découvrir cette vidéo qui vous permettra de comprendre le cheminement d’une collection et la naissance d’un musée.
 

 
 

Musée des Confluences : La collection


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Cet article sera disponible à partir du September 6, 2017.

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