Lyon Carnet de Voyage : Le Musée des Beaux-Arts 1


Un Musée à la hauteur de la ville de Lyon


Le musée des Beaux Arts de Lyon s’est directement classé dans mon top 10 des musées à connaître en province. Avec une collection composée de nombreux illustres artistes, il parvient à vous intéresser dans le temps de la visite sans que vous en veniez à vous lasser des œuvres. Et cerise sur le gâteau, vous ne vous sentirez pas gênés par la présence d’autres visiteurs. Bénéficiant d’un bâtiment historique qui a connu plus d’une transformation, vous allez pouvoir déambuler dans les couloirs d’un lieu mémorable en appréciant ce voyage au cœur de l’histoire des Arts.

 

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Le musée dissimule une belle surprise, puisque passé le sas d’entrée c’est un petit parc qui nous offre un coin de sérénité avant d’accéder aux salles d’exposition. Il est en lieu et place de l’ancien cloître d’une abbaye du XVIIe siècle. On y retrouve différentes sculptures (Rodin, Bourdelle) qui permettent déjà de s’imprégner d’une atmosphère artistique.

 

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Dès l’entrée principale du musée, vous pourrez apercevoir la salle du réfectoire de l’ancienne abbaye. Celle-ci a bénéficié d’une campagne de restauration en 2010. Si vous voulez en savoir plus sur les moyens mis en œuvre lors de sa restauration, vous pouvez suivre le lien suivant en cliquant ici.

 

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Les murs du musée sont eux aussi imprégnés d’histoire par le biais d’immenses peintures disposées l’une face à l’autre.

 
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Le musée des Beaux Arts concentre tellement d’auteurs connus et importants qu’en faire une liste serait incongru. Le mieux que je puisse faire ici est de vous présenter quelques artistes, à l’image d’un parcours en version réduite de ce que vous pourriez voir sur place.

 

La chapelle et ses Sculptures

 

« Ne t’en fais pas, je vais prendre quelques images et comme ça on prendra pas trop de temps… » Voilà la promesse non tenue que j’ai faite à ma femme avant de sortir de cette salle majestueuse, au bout d’une heure… C’est une véritable chapelle dédiée à la sculpture qui accueille des œuvres de Rodin, Maillol, Antoine-Louis Barye, Paul-Albert Bartholomé et bien d’autres. Deux sculpteurs que je ne connaissais pas : Joseph Chinard et Bolesław Biegas sont aussi présents avec des sculptures exceptionnelles.

Le fond de la salle est occupé par un immense ensemble de sculptures que l’on doit à Paul-Albert Bartholomé. Cette reproduction du monument aux morts est positionnée face à une sculpture de Rodin, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

 

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D’autres sculptures sont positionnées dans des petites salles donnant directement sur la salle principale. Elles sont de tailles variables. La plus imposante étant une pièce de Maillol.

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Paul-Albert Bartholomé : Porte de l’au-delà

 

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Paul-Albert Bartholomé est l’auteur de ces plâtres, dont les versions en bronze sont visibles aujourd’hui au sein du cimetière du « Père Lachaise ». Il y a d’abord cette histoire incroyable où l’on apprend qu’ils ont été retrouvés éparpillés dans un bâtiment à Marseille. Rassemblés et présentés à Lyon pour reconstituer ce monument qui est devenu l’une des pièces majeures de la sculpture moderne. Dès les premiers temps de son inauguration, la presse fut majoritairement unanime sur la qualité de cette sculpture. Peintre devenu sculpteur, Bartholomé intègre une composition intéressante dans son œuvre à lecture multiple.

 

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Les personnages qui au fur et à mesure s’affaissent sur la gauche et le mouvement contraire qui se produit sur la partie droite en sont un exemple. Ce qui m’a frappé ce n’est pas l’œuvre en soi mais l’histoire personnelle de l’artiste. C’est à la mort de sa femme qu’il s’est pleinement adonné à la sculpture. L’histoire raconte qu’il délaisse la peinture et sous les conseils de Degas se lance dans la sculpture pour surmonter son veuvage. Il va d’abord réaliser les monuments funéraires de la tombe de sa femme. Un ensemble de pièces émouvant où le sculpteur est représenté penché sur sa femme, au pied d’un christ aux traits de l’artiste. Par la suite, il travaillera sans relâche pendant plus de dix ans à une œuvre dédiée aux morts. Sa première œuvre d’artiste « Porte de l’au-delà » est ainsi devenue sa pièce maitresse. Son rayonnement dépassera nos frontières et, les premiers jours de sa mise en place, elle sera vue par des dizaines de milliers de visiteurs du cimetière.

 

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Laurent Marqueste : Persée et la Gorgone

 
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Comme vous pouvez le constater, de belles pièces néo-classiques viennent à côtoyer des œuvres plus récentes. Cette sculpture de Laurent Marqueste vous donne un aperçu assez juste de la collection du musée. De grands sculpteurs dont les noms peuvent ne rien vous évoquer sont pourtant présents partout en France et notamment dans la capitale. Par exemple, on retrouve des sculptures de Laurent Marqueste dans le jardin des tuileries… et ailleurs dans Paris. Avec le temps, on a oublié un point relativement important. Toutes les œuvres d’art présentes dans les parcs, sur les bâtiments, dans les mairies ou encore sur les ponts étaient réalisées par les meilleurs artistes de l’époque. Les temps changent, les niveaux de sélection aussi. On en viendrait à oublier que ce sont des mains talentueuses qui ont façonné des formes et non des machines industrielles ou programmables.

 

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Antoine Etex : Caïn et sa race maudits de dieu

 
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Cette sculpture d’Antoine Etex exprime à elle seule comment le courant de la Renaissance a su générer, malgré les années, une lignée d’héritiers. On ressent quelque chose de puissant en s’approchant de cette sculpture. Et c’est après recherche que l’on comprend pourquoi. Le sculpteur à l’origine de ce marbre a réalisé d’autres pièces historiques dont l’une d’entre elles est sur l’un des piliers de l’Arc de Triomphe du Caroussel face au jardin des tuileries… Les amoureux du « Père Lachaise » à Paris ont aussi pu apprécier l’une de ses sculptures (sur la tombe de François-Vincent Raspail) qui représente une femme, le bras tendu, couverte d’un linceul.

 

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Ici, avec cette cellule familiale recroquevillée sur elle-même, ce qui vient à frapper c’est comment de la pierre est née la vie. L’étreinte de cette mère à elle seule vaut le déplacement. La lumière est venue caresser cette œuvre au moment où je prenais ma photo. Et les ombres ont laissé apparaître un périmètre d’intense émotion. Quand vous vous positionnez face à elle et que le soleil décrit chaque courbe de la pièce, c’est tout votre être qui fait un pas en arrière pour se souvenir que c’est à l’aide d’outils rudimentaires qu’une attitude si humaine s’est figée dans la roche.

 

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James Pradier : Odalisque

 
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A quelques pas de là se trouve cette femme qui fait preuve d’une incroyable souplesse pour vous regarder. Son corps, sa position, sa gestuelle et quelques accessoires donnent les informations sur sa condition de femme de harem. Cependant, ce ne sont pas les informations de l’audio guide qui vous renseigneront efficacement sur cette œuvre. Ce sont tous ces petits riens que les artistes connaissent bien. Les plis d’une peau tout en suggestions, la position de la jambe relevée qui laisse entrevoir un vêtement passant à l’entrejambe. La torsion quasi inhumaine de la tête et la proportion d’une jambe droite à la limite de la perfection sur un corps de cette nature.

Tous ces éléments sont autant d’invitations à la contemplation qu’à l’envie de matérialiser la beauté et ainsi de provoquer le désir. C’est grâce à ce type de sculpture que beaucoup d’artistes arrivent aujourd’hui à comprendre la notion de modernité dans le classicisme. Si vous regardez attentivement cette position, vous noterez qu’on la croise souvent dans de nombreuses pièces contemporaines. De nos jours, elle est devenue un classique de la pose des modèles professionnels qui y ajoutent leur personnalité, la rendant par conséquent intemporelle.

 
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Joseph Chinard

 

Joseph Chinard est un sculpteur lyonnais qui a plusieurs de ses pièces exposées dans le musée. Celle présentée ci-dessous est une terre cuite assez classique avec le niveau de détails et de finition que l’on connait déjà. L’histoire ici est intéressante dans la mesure où vous avez la version en terre cuite et la version en marbre inachevée. La vie personnelle du sculpteur l’a quelque peu gêné dans la réalisation de ses œuvres. Vous pourrez toujours en apprendre plus sur lui en cliquant ici. Pour ce qui est de sa sculpture, comme beaucoup de sculpteur néo-classique, il avait un talent tout particulier pour rendre ses œuvres inoubliables.

 

Lyon-carnet-de-voyage-2017-P7150182Le marbre est présenté inachevé alors qu’il était déjà dans une phase très avancée de sa réalisation. On notera aussi que la partie basse a disparu du projet dans sa version définitive.

Lyon-carnet-de-voyage-2017-P7150176La femme de l’artiste a elle aussi eu droit aux honneurs d’une représentation en terre cuite.

Lyon-carnet-de-voyage-2017-P7150157Cette autre terre cuite représentant Jeanne de l’Orme de l’Isle ne fait que confirmer un indéniable talent à modeler des portraits.

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De nombreuses autres œuvres sont disséminées dans le musée. Et croyez moi sur parole, vous ne serez pas déçus. Entre les marbres et les plâtres, il y a de quoi s’arrêter sur d’autres sculpteurs. Elles ne sont pas toutes cantonnées dans la chapelle. Chinard par exemple en a d’autres, dont celle-ci, dans une pièce circulaire entre deux salles de peintures.

Dans une sculpture comme celle ci-dessous, ce qui est marquant au premier regard c’est le luxe de détails en rapport aux proportions de la pièce. Nous sommes en présence d’une œuvre de moins de 50 cm de haut. Pourtant, elle s’offre un luxe de détails dont un seul a suffi à capter mon attention. Si vous regardez à la base de la pièce, il y a un personnage allongé que des fans de comics assimileraient à la créature du marais. Au-delà de son surprenant aspect esthétique, il y a une raison technique à sa présence. Elle permet à la sculpture de tenir en toute stabilité.

 

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Boleslaw Biegas

 
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Boleslaw Biegas est une découverte pour moi. En observant son œuvre, cela ne m’a donné qu’une seule envie : en savoir plus sur ce sculpteur. Un musée lui est dédié sur Paris et quelque chose me dit qu’à la rentrée il y a forte chance pour que je m’y rende. En attendant, voici deux images pour des sculptures qui s’inscrivent toutes les deux dans des thèmes chers à l’artiste. Il y a cette pièce « La création de l’infini » dont la forme globale pourrait rappeler celle d’une croix et qui se positionne ici comme un totem. Et « Rêve de dieu » qui, dans son jeu de lignes, semble effectivement s’échapper d’un songe. La forme qui s’élève comme un tourbillon propose une esthétique que l’on voit plus souvent sur des œuvres de style art nouveau.

 
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Biberach (Souabe) : Jugement dernier

 

Cette pièce est identifiée comme étant une « prédelle », autrement dit la partie inférieure d’un retable. Wikipédia vous présentera Biberach Souabe comme un artiste… En fait, il est important de comprendre dans le titre la provenance de la pièce (Biberach est une ville) et non celui qui l’a sculpté. Ce genre de pièces était produit dans des ateliers collaboratifs. A l’image d’ateliers de fabrication, chaque artisan avait une tâche précise. Ces précisions évoquées, ce que j’en retiendrai c’est cette incroyable mise en scène du Jugement dernier. En mélangeant deux sujets à savoir la peste et un thème biblique, cette œuvre a quelque chose d’unique.

 

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Dans la partie droite, on découvre tous les éléments classiques de la représentation du Jugement dernier. Les morts sortant de leurs tombes, les condamnés qui brulent au milieu des flammes. Et bien entendu, la séquence principale avec différents personnages qui sont avalés par une immense gueule ouverte (représentant l’entrée de l’Enfer) déjà pleine d’autres damnés. Un homme se fait tirer par un démon (peut-être le diable au vu de la couronne) tandis qu’une femme ferme les yeux pour ne pas voir l’horreur dans laquelle ils sont plongés. La créature est enchainée à ses victimes et l’on peut voir un autre démon au plus profond de la scène. Parmi ces personnes, on peut voir que l’Enfer ne distingue ni les rangs, ni les positions sociales. Une sorte d’avertissement en somme pour indiquer aux pécheurs que nul ne sera épargné.

 
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Peintures

 

Comme on pouvait s’en douter, il y a de grands noms de la peinture au sein du musée. Il y a aussi et surtout des toiles surprenantes par leur modernité, leur prise de risque, leur envergure et bien entendu leur qualité plastique. Les pièces accueillant les œuvres sont bien évidemment baignées dans une lumière diffuse qui offre aux spectateurs la possibilité de voir les tableaux dans les meilleures conditions.

 

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Louis Janmot : Le Poème de l’âme

 

Louis Janmot est un artiste peintre et un poète qui a passé une grande partie de sa vie à travailler sur un ensemble de tableaux sans équivalent. Une pièce entière est dédiée à ses peintures regroupées, mis à part cet auto portrait et un autre tableau assez célèbre « Fleur des Champs ».

 

Lyon-carnet-de-voyage-2017-P7150685L’histoire raconte que Charles Baudelaire n’aurait pas été insensible à ce tableau. il en a écrit un texte que vous pouvez consulter dans la description de la toile en cliquant ici.

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Le musée met à disposition des vidéos en haute résolution pour apprécier les peintures sous un autre angle. Faites-vous plaisir en cliquant sur la vidéo ci-dessous et n’hésitez pas à en consulter d’autres sur leur site en cliquant ici. C’est un régal pour les yeux !

 

 

La salle présente exclusivement les tableaux de Janmot, les dessins n’y étaient pas accessibles. C’est en prenant du recul que l’on prend conscience de cette entreprise folle et surréaliste de nos jours. Passer plus de 40 ans de sa vie à travailler sur un groupe de tableaux : 18 pour être précis et de 16 dessins s’accompagnant de poèmes en vers. Cette histoire qui ne se veut pas autobiographique intègre de nombreux éléments de la vie du peintre. Dans cette salle, on lit une œuvre comme un livre géant et on découvre un talent pour la composition, la mise en scène et la couleur. La précision de cette peinture et son traitement peuvent rappeler une peinture comme celle d’Ingres dont il a suivi l’enseignement sur Paris. On se souviendra surtout d’une alchimie entre dessin, peinture et poésie.

 
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Jacob Van Loo : Le coucher à l’italienne

 

C’est une nudité crue, d’une blancheur irradiante qui surprend par un regard. Celui de cette femme qui ne semble pas surprise et qui au contraire invite à aller se coucher. Imaginez-vous dans un monde sans télévision, sans internet, sans photographie et soudain un tableau immense représentant une femme totalement nue… à une époque où la majorité des femmes ne dévoilent que très peu de cm de peau. Le XVIIe est aussi une période où l’image de la femme évolue en art. Elle est plus séduisante, elle en devient séductrice, comme ce regard le suggère. Un tableau à voir ne serait-ce que pour le traitement de la peau.

 

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François-Joseph Heim : La Défaite des Cimbres et des Teutons par Marius

 

Il y a de nombreuses toiles de grande taille mais toutes ne vous procurent pas la même sensation. Outre l’immensité d’une scène qui vous positionne comme un acteur au sein d’un décor, avec cette peinture il y a l’incroyable talent de François-Joseph Heim qui vient composer une séquence haute en couleurs, en formes et en références.

 

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Conclusion

 

Le musée des beaux arts de Lyon n’est pas le plus grand musée du genre en France. Ce n’est pas non plus le plus fourni, malgré une collection importante et ce n’est pas celui qui marquerait l’esprit d’un habitué du Louvre. Pourtant, ce musée est incontournable si vous êtes de passage à Lyon. Il vous mettra à hauteur d’œuvres d’art d’une autre catégorie, et vous aurez cette sensation d’avoir un musée pour vous à certaines heures. Sa taille préconise 2h30 de visite et j’ai même vu des sessions de 30 minutes ou d’1h. De vous à moi, prenez la journée et déambulez, carnet de notes en main, pour saisir tout ce que vous n’auriez pas vu ailleurs. Les grands musées nationaux en France comme à l’étranger drainent tellement de monde qu’il est parfois facile de passer à coté de détails essentiels. Avec le musée de Lyon, des grands artistes historiques sont exposés dans une scénographie classique mais efficace. L’architecture, les œuvres, les choix de collection… tout est fait pour vous subjuguer. Et si vous êtes lyonnais, profitez-en pour vous y rendre plusieurs fois.

Saluons les efforts mis en œuvre afin de mettre à disposition deux applications qui vous permettront d’accéder aux lieux sans quitter votre siège. Des images, des panoramiques et des audio guides en libre accès sont disponibles. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, n’oubliez pas de télécharger l’application pour une visite complète. Je ne l’ai installé qu’après coup et après l’avoir écouté en partie, je m’aperçois qu’il est nécessaire de l’avoir. Cela vous permettra de réellement comprendre certaines œuvres, alors autant le faire avec des applis gratuites.

De nombreux artistes contemporains auraient tout intérêt à s’y rendre, ne serait-ce que pour découvrir ou re-découvrir des classiques. Je ne vais pas faire l’éloge du néo-classicisme mais force est de constater qu’on ressort de ce musée de bonne humeur. La carte mémoire pleine de fragments d’arts, prêts à servir de sources d’inspiration. Il est toujours bon de retourner voir quelques oeuvres d’art emblématiques pour justement travailler à des choses plus originales. Les amateurs d’art, eux, en sortiront avec des œuvres de référence plein la tête. En clair, vous n’avez aucune raison de ne pas vous y rendre, surtout si vous en avez l’opportunité. Alors pourquoi résister ? 😉

 


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Commentaire sur “Lyon Carnet de Voyage : Le Musée des Beaux-Arts

  • Degroisse

    Merci pour ce billet qui plongera sans aucun doute vos lecteurs dans une visite virtuelle forcément subjective mais ô combien poétique et personnelle ! Très belles images et cadrages originaux.Toute notre énergie est mise chaque jour au service de la délectation devant les œuvres d’art.Mais surtout dans les actions de communication et de médiation numériques ou papier permettant de rendre les collections accessibles au plus grand nombre. N’est-ce pas notre mission ? Mettre en oeuvre des actions d’éducation et de diffusion visant à assurer l’égal accès de tous à la culture. Bel été à vous.
    Stéphane Degroisse, webmestre et chargé des nouveaux médias, Service communication du musée des Beaux-Arts de Lyon