« Révélations » 2017, le salon de l’excellence et du savoir-faire


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Une fois de plus, me voilà au milieu des allées d’un salon que je n’ai plus besoin de vous présenter. Mon article sur l’édition de 2015 (accessible en cliquant ici) avait été bien accueilli par les lecteurs. Et cette année, les réseaux sociaux ont démultiplié la visibilité de mes images. Depuis sa dernière édition, cette biennale n’en finit plus de faire parler d’elle. Il faut dire que tous les ingrédients sont réunis pour vous offrir un événement de choix. Prenez de nombreux artisans d’art, des galeries, des créateurs et des fabricants de rêves. Au final, vous obtiendrez de quoi vous émerveiller pendant de longues heures longtemps après votre visite. Pour vous donner une idée de ce que l’on pouvait y voir, je vous laisse découvrir les merveilles aperçues sous la nef du Grand Palais.

 

A Fleur de Peau

 

Sur le stand « à fleur de peau », la filière française du cuir (représentée par des fédérations et des syndicats) exposait différents objets au travers d’espaces distincts. Chaque emplacement mettait en valeur des produits de très haute qualité, par le biais de leurs secteurs respectifs comme : la chaussure, la maroquinerie, la ganterie, le cuir ou encore les nouveaux talents.

 

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Participant au prestige de marques spécialisées, vous pouvez apercevoir comment la main d’œuvre des artisans d’art est encore primordiale aujourd’hui. Que ce soit pour fabriquer des contre-formes ou pour fabriquer des chaussures, tous les gestes comptent.

salon-revelations-2017-P5037406Assister à la naissance d’un objet aussi courant de cette manière permet de poser un autre regard sur la notion de savoir-faire.

salon-revelations-2017-P5037407En apercevant sur ce stand de nombreuses réalisations allant du sac en cuir aux chaussures, on accorde une attention plus grande aux détails. Et l’on se plait à imaginer toutes les étapes qui ont été nécessaires à la fabrication de modèles comme ceux-ci.

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Le Banquet

 
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La place des pays étrangers est toujours aussi appréciée et appréciable. C’est une autre manière aussi de comprendre l’importance d’un pays comme la France qui agit comme un relais dans le rayonnement des arts à l’international. Une chance que nos frontières ne soient pas hermétiques aux talents étrangers. Cela leur permet aussi de se confronter à un regard et aux autres artistes occidentaux. Dans le cas d’un salon comme celui-ci, les apports des uns et des autres donnent à réfléchir sur la notion de circulation des œuvres et des talents artistiques.

 

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Amsa Cissé – wrought iron

 

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On ne peut que se réjouir de pouvoir observer des artisans qui n’ont peut-être pas d’autres possibilités que celle-ci pour être visibles en France. Avoir accès à un public aussi hétérogène durant une manifestation de cette envergure n’est pas offert à tous. Et cela est d’autant plus intéressant que l’on peut clairement voir les influences de chacun et des approches aussi bien symboliques que stylistiques qui sont universelles.

Cécile Ndiaye

 

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Mathilde Caylou

 

Mathilde Caylou dévoile un travail surprenant avec une matière translucide qui s’étend sur son support. En prolongeant une forme de cette manière, elle accentue un effet visuel bien connu. Cette façon de représenter un volume nous évoque une technique utilisée en topographie pour définir un relief sur un plan. L’objet d’art s’en trouve alors valorisé dans une présentation inédite.

 

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Anne-Claude Jeitz & Alain Calliste – Transfert de l’âme

 

Cette sculpture en verre, baptisée « le passage de l’âme », est l’une des pièces les plus marquantes. De prime abord discrète, on remarquera la précision du travail du verre. Il donne à voir un traitement qui semble être travaillé comme une fine dentelle. On s’aperçoit qu’à certains endroits, une forme végétale de plus grande dimension se répète pour se joindre à d’autres formes, aux dessins plus petits. Un volume à la fois imposant et léger grâce à son traitement à base d’espaces vides, qui laisse entrevoir cette bille bleue (l’âme ?) au centre de la sculpture.

 

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Lin Yu Si – The Fairy Beyond the Skin

 

De près comme de loin, certaines sculptures occupaient l’espace et interagissaient avec la magnifique lumière du Grand Palais. Un vrai régal pour les yeux qui ne cessent de suivre les reflets des pièces qui se prêtaient au jeu. Cette sculpture évoquait une sorte de geyser de matière sur laquelle un personnage posait en toute stabilité. En dehors d’une esthétique marquante et d’une technicité dans la mise en forme, on ressent une sentiment positif à la vue de ce jaillissement. L’ensemble ne procurait aucun inconfort ni même d’interrogations néfastes. A contre courant des auteurs qui illustrent des scènes choquantes, on aperçoit ici un choix plus serein. Et cela malgré l’agitation, pour ne pas dire le bouillonnement sous les pieds du sujet. Serait-ce là une vision de l’artiste qui, à l’image d’un iceberg, cache une effervescence plus profonde sous ses pieds ?

 

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Huang Yu Long

 

Deux personnages qui se confrontent ou qui se toisent ? Des silhouettes conventionnelles placées dans un curieux face à face, dont on ne devine même pas les visages. Cette mise en scène pourrait nous rappeler une publicité. Celle où des adultes se retrouvent confrontés à eux-mêmes à l’époque où ils étaient bébés via un effet miroir. Quoi qu’il en soit cet artiste a réussi à provoquer la surprise en reprenant une forme de cliché artistique. L’interrogation demeure, d’autant plus qu’une autre œuvre tout aussi curieuse vient à démontrer l’importance de voir s’opposer des créations étrangères. Le choc culturel peut aussi se matérialiser par le placement de différentes sculptures aux provenances et aux codes divers.

 
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Dorothée Van Biesen – Helmets

 

La symbolique des masques est une thématique des plus classiques en art. Cependant, ces casques de Dorothée Van Biesen ont pour eux d’indéniables qualités graphiques. Dans un second temps, on comprendra que l’on est face à une démarche globale et contemporaine qui représente des accessoires aux inspirations Tribales. Je ne peux m’empêcher de voir ici des réinterprétations d’outils de cérémonies primitives. Dans de nombreuses cultures, des costumes sont portés pour initier des rites et des traditions. Nous sommes peut-être face à ce que pourrait être des habits de chamans dans notre société moderne. Ou tout simplement des tenues à revêtir pour effectuer des passages initiatiques comme il en existe encore aujourd’hui.

 

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Bo-Yeon Kim

 

D’autres objets surprenants prenaient place dans l’allée centrale, comme ces fauteuils composés en feuilles de polypropylène prédécoupées. La texture qui en ressort n’invite pas forcément à s’asseoir dessus. On reste étonné de voir une sorte de vibration en l’observant à la lumière naturelle. A une certaine distance, le fauteuil n’avait plus la même densité et n’invitait pas à s’y positionner pour se reposer. Comme quoi, ce qui est intéressant graphiquement n’envoie pas forcément un signal de confiance à notre cerveau.

 

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Une fois de plus, de nombreuses pièces se répondaient alors qu’elles étaient produites par des artistes différents. Il est fascinant de voir à quel point nous sommes attirés par les mêmes formes, les mêmes couleurs et souvent les mêmes matières. Comme vous allez vous en apercevoir dans les trois pièces qui suivent, il y a une interaction réelle entre trois réalisations qui n’ont comme dénominateur commun que d’être placées au sein du même salon. D’après moi, si leurs différents processus de conception les opposent, de nombreux points de convergence les rapprochent. Je vous laisse juger par vous-même.

 

Alexa Lixfeld

 

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Patrick Rapp – Im Fluss

 
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Christophe Gaignon – Double miroir

 
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korea Craft Design Foundation / Sam-Yong Hwang – Pebble

 
La fondation pour la promotion de l’artisanat Coréen a fait le déplacement pour exposer quelques uns de ses artisans. La finesse de conception des objets proposés démontrait que le voyage était une nécessité. En un stand, vous aviez cette opportunité d’aller à la rencontre de cette culture qui était à l’honneur lors de la précédente édition.
 
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korea Craft Design Foundation / Cheon Woo-sUN

 
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Martine Polisset

 

Martine Polisset présentait deux œuvres au style à la fois mécanique et organique. Comment ne pas voir dans cette première proposition un élément de moteur d’avion ? La forme qui se compose de deux corps en hélices, eux-mêmes composés d’ailettes, nous envoie directement au cœur d’un réacteur.

 
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salon-revelations-2017-P5037493Si la forme étoilée revient souvent dans les deux œuvres présentées, on notera surtout un travail sur la ligne et son mouvement. De profil, l’œuvre ci-dessous donne l’impression de voir un avant bras dont la main se resserre sur le haut. C’est comme si la matière avait été enfilée avec un bras et figée par la suite avec une succession de lignes qui varient en fonction des courbes.

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Alain Mailland

 

Voici mon artiste « coup de cœur » pour cette édition. Les pièces que vous observez sont en bois et réalisées au préalable à l’aide d’un tour à bois. Il s’ensuit un long et fastidieux travail de mise en volume et de ponçage. Chaque pièce représente un nombre incalculable d’heures pour révéler une forme végétale qui prend plus d’ampleur à l’aide du bois. Dans une autre matière, les mêmes objets n’auraient certainement pas donné le même sens à ces réalisations. Peu importe la taille de celles-ci, elles avaient toutes pour elles un degré de finition que l’on n’aperçoit que dans ce genre d’événements.

 
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salon-revelations-2017-P5037384Voici pour ma part l’une des sculptures les plus emblématiques du travail de cet artiste. En l’observant avec attention, je n’ai eu aucun mal à comprendre comment la forme avait pu naître. Grâce à cette connaissance et en regardant plus attentivement son centre, j’ai pris acte de la difficulté de conception d’une œuvre comme celle-ci. Imaginez-vous évider une pièce et vous atteler à une tache longue et périlleuse – à savoir creuser dans le bois – pour atteindre une finesse de branches que vous devrez par la suite poncer avec délicatesse ? Une telle méthodologie ne donne pas le droit à l’erreur et la souplesse du bois comme son traitement graphique finissent par délivrer une esthétique végétale d’une grande finesse.

salon-revelations-2017-P5037366C’est en zoomant, comme toujours, que l’on aperçoit toute la splendeur du travail effectué. Imaginez l’artiste travaillant une forme brute pour obtenir ce maillage complexe de formes qui s’organise comme une petite turbine. Le cœur de cette sculpture comme sa forme générale m’ont instinctivement évoqué une jante automobile. Chacun y verra la forme la plus proche de son univers, mais force est de constater que l’on a ici une œuvre très inspirante sur bien des plans.salon-revelations-2017-P5037380

salon-revelations-2017-P5037371Exploitant son art sous différentes tailles, l’artiste joue avec des dimensions plus planes et étendues. S’ouvre alors un langage formel qui oscille entre le monde marin et le monde animal. Plus d’une forme s’apparente dans leurs aspects aux ossements de créatures élancées qui auraient séchées au soleil. La répétition des courbes tout comme les multiples croisements de pétales évoquent un végétal plus proche de l’algue, par exemple.salon-revelations-2017-b-P5037388

salon-revelations-2017-P5037375En sculptant des formes variées mais complémentaires, Alain Malland semble s’évertuer à définir une nouvelle faune animalière. Je ne pensais pas découvrir cette année un auteur avec une identité artistique aussi marquée. Voici donc la preuve qu’il faut toujours se laisser guider par son regard et se laisser prendre au jeu des surprises et des découvertes.

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Elie Hirsch

 

Cette année, Elie Hirsch est de retour avec d’autres pièces qui confirment mon premier sentiment à son égard. Il a cette capacité à vous surprendre par ses choix qui vont à l’encontre des conventions, pour amener des pièces et un positionnement qui lui sont propres. On a pu ainsi découvrir des objets assez similaires dans leur conception avec ceux de l’an passé. Et surtout découvrir des sculptures qui s’inscrivent dans une fusion de genres entre art brut, art premier et art contemporain. Il en résulte une série de masques dont les expressions faciales sont aussi abouties que la technique qui permet de les révéler.

 
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Une fois encore, les images ne peuvent retranscrire des dimensions et des effets d’alignement. Cependant, il est clair que dans la mise en scène on se sentait assez proche d’une exposition d’objets primitifs. Le contraste entre la matière noble, travaillée avec soin, et le bois brut est très bien géré puisqu’il vient finalement ré-hausser une attitude à un objet inanimé.

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Maxime Leroy – M. Marceau

 

En habillant ces objets de plumes, Maxime Leroy nous invite à les voir sous l’angle de l’œuvre d’art. Chaussure, casque et moto sont ainsi habillés pour se parer de leurs plus beaux atours. Au-delà de cet habillage, on appréciera de voir un travail d’une grande minutie au service d’une recherche purement esthétique. Il fait partie des lauréats du Prix de la jeune création métiers d’art 2017. Une reconnaissance non négligeable pour une pratique qu’il enseigne dans un unique établissement en France. Quand on vous dit que les savoir-faire sont rares, ce n’est pas une légende. Artisan plumassier est un métier peu courant. Ils étaient en nombre plus important à l’époque. Avec le temps, la diminution progressive du nombre de revues parisiennes, la concurrence étrangère et les nouvelles technologies ont participé à la raréfaction du métier.

 
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Ce plumassier n’en est pas à sa première réalisation en terme d’habillage de moto. Il en avait déjà réalisé une qui fut exposée lors d’une exposition au Palais de Tokyo. Il revient ici avec une version plus light et plus discrète dans son esthétisme.

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Jens Ritter Instruments

 

Dans une approche équivalente, il était possible d’apprécier ce travail d’orfèvre sur des guitares électriques. Les prix annonçaient à eux seuls le degré de personnalisation de ces guitares qui pour le coup affichaient plusieurs chiffres au compteur… La rareté étant aussi de mise lors du salon, ce type de démarche plus proche du marché du luxe agissait comme un rappel quant aux personnalités ciblées dans ce genre d’exposition.

 

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Alain Persouyre

 

Quand le verre et la lumière s’allient dans une œuvre pour exprimer le temps il en ressort de belles pièces comme celles-ci. Travaillant sur la relation que peut entretenir le temps et la lumière, cet artiste nous propose de découvrir des objets « lumino cinétique », autrement dit des objets qui utilisent la lumière pour symboliser le mouvement. Les variations lumineuses s’effectuant sur un support de forme circulaire, il n’en fallait pas plus pour réussir à donner une indication visuelle du temps assez forte pour exprimer l’unité temporelle.

 
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D’un point de vue esthétique l’aspect brut de la tranche de certaines pièces s’oppose avec le coté lisse et translucide du verre. Les lumières savamment disposées jouent leur rôle de marqueurs temporels. Les supports quant à eux sont simples et sans fioritures, certainement pour ne pas surcharger une ligne qui ne cherche qu’à exprimer une information essentielle.

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salon-revelations-2017-P5037348D’autres directions artistiques, comme ce lustre, donnaient une vision tout aussi poétique des possibilités de traitement du verre.

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Ébénisterie Straure – Pierre Strack et Philippe Faure

 

Interpellé de loin par cette chaise et sa conception, je n’ai pas hésité à en faire le tour. Cela m’a permis de rencontrer l’un des deux hommes qui officient dans l’atelier à la réalisation d’œuvres du même type. Cette chaise en bois avec ses courbes et son aspect donnait à voir autant en capacité de création qu’en terme de dynamique des lignes. Un bien bel objet qui pourrait autant en inspirer d’autres qu’indiquer les techniques d’équilibristes qu’emploient les ébénistes pour réaliser leurs créations.

 

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Fonds de dotation Carré Rive Gauche – Quentin Garel

 

Le Fonds de dotation Carré Rive Gauche hébergeait les sculptures de Quentin Garel. Ce créateur réalise des dessins de ses projets avec une grande dextérité avant de passer à l’étape du volume. En sculptant des animaux de grande taille, certaines de ses créations viennent à poser le doute quant à leur crédibilité. Comme cet immense crâne qui repose sur ces trois pieds exposés ci-dessous. On a cette impression de voir la fusion de trois crânes d’oiseaux géants, proportionnés comme une tête d’éléphant. Le traitement du bois accentue l’aspect blanchi du crâne, comme on le retrouve sur les trophées de chasse.

 

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Institut Français – « Art(s) de vivre, savoir-faire français »

 

D’autres créateurs ont eu la possibilité de présenter leurs créations au sein du stand de l’Institut français. Cet organisme créé sous l’impulsion de l’Etat a organisé une exposition itinérante afin de participer au rayonnement des arts français. On notera au passage la présence de Junior Fritz Jacquet dont je vous avais déjà parlé en 2015 (cliquez-ici pour accéder à l’article) lors d’un autre salon d’art. D’autres artisans ont ainsi pu bénéficier d’une mise en valeur sur ce salon, grâce à cette initiative. Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien pour accéder au site de l’institut.

 

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Mydriaz Bronziers d’Art

 

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Sylvain Le Guen – Eventailliste

 

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Marion De Larue – Créatrice de bijoux

 

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Mobilier National

 

Pour rester dans le domaine de l’assise, il était intéressant de noter la présence de la collection du Mobilier National. En prenant soin de présenter une partie de son patrimoine, cette institution nous rappelle comment le savoir-faire se transmet et surtout se conserve à travers les âges. Cette institution remonte jusqu’en 1604 ! et cumule aujourd’hui jusqu’à 100 000 objets. Pour entretenir cet exceptionnel patrimoine, 7 ateliers permettent aussi à des savoir-faire uniques de se mettre en relation pour effectuer les restaurations. Le fauteuil d’Isabelle Serre exposé ci-dessous est l’un des trésors de cette collection unique au monde.

 

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Ecole BJOP

 

Déjà remarquée en 2015, cette école met en lumière les productions de ses étudiants au travers de projets collectifs et individuels. Les travaux des étudiants sont assez spectaculaires pour démontrer comment l’enseignement amène à créer des bijoux de grande qualité. On appréciera tout particulièrement une création collective comme celle présentée ci-dessous. Ses nombreux détails et sa finition dans un style « Steampunk » ne pouvaient pas passer inaperçus à mes yeux.

 
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Conclusion

 

Le salon « Révélations » est devenu pour moi un incontournable et ce que j’y vois ne fait que confirmer mon point de vue sur les métiers d’art. S’y intéresser et acheter des pièces directement auprès des artisans est aussi une manière de préserver notre patrimoine. Et c’est justement ce que démontre un salon comme « Révélations » : il met à l’honneur des hommes et des femmes qui ont pour habitude de travailler en toute discrétion. Des événements comme celui-ci leur permettent de montrer leur savoir-faire et nous permettent de comprendre que certains objets méritent des centaines d’heures de fabrication. Il n’est pas rare aussi de rencontrer des artistes que vous avez pu voir exposés dans des musées. Ce fut le cas pour moi avec un artiste (Antoine Brodin) remarqué au musée du verre de Carmaux. Avec « Révélations », il n’y a pas de frontières. Les régions et les pays se présentent face à vous dans un lieu historique. N’attendez pas une décennie avant de vous y rendre. Cette biennale mérite le déplacement à chaque édition.

 

Vous pouvez retrouver l’intégralité des images prises durant le salon sur mon compte Instagram :

https://www.instagram.com/lesoufflecreatif/

 

Le site du salon  : https://www.revelations-grandpalais.com/fr/

 

 

 

 

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